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Les Lions de Mer: Ou Naufrage Des Chasseurs de Veaux Marins James Fenimore Cooper

Les Lions de Mer: Ou Naufrage Des Chasseurs de Veaux Marins

James Fenimore Cooper

Published February 18th 2014
ISBN : 9781495984389
Paperback
154 pages
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 About the Book 

Extrait: Les Lions de mer, ou naufrage des chasseurs de veaux marins Il y a dans les m urs americaines une certaine uniformite quon ne rencontre pas dans lancien monde. Ce que lon peut appeler lactivite de la vie en Amerique, la rapidite et leMoreExtrait: Les Lions de mer, ou naufrage des chasseurs de veaux marins Il y a dans les m urs americaines une certaine uniformite quon ne rencontre pas dans lancien monde. Ce que lon peut appeler lactivite de la vie en Amerique, la rapidite et le bon marche des relations, les habitudes presque nomades du pays, ont a peu pres efface toute empreinte des m urs locales. Un observateur fera cependant quelque difference entre lAmericain de lest et celui de louest, entre lhomme du nord et celui du midi, le Yankee et lhabitant du centre des Etats-Unis, le Bostonien, le Manhattanesien, et lAmericain de Philadelphie. Lorsquon songe a cette multitude de races qui sont un meme peuple et au vaste continent quelles occupent, on setonne encore de lespece de ressemblance de famille qui existe entre elles. Mais, malgre le caractere general de la societe americaine, il y a des exceptions a cette uniformite que nous signalons ici, et, dans quelques parties des Etats-Unis, on remarque non pas seulement des differences, mais une originalite de m urs dont il est impossible de ne pas etre frappe. Les acteurs de lhistoire que nous allons raconter appartiennent a lun des cantons exceptionnels, et echappent ainsi a ce type uniforme qui nivelle le reste de lAmerique. Tandis que les comtes voisins ont a peu pres perdu leur caractere distinctif, Suffolk, lun des trois qui embrassent toute letendue de Long-lsland et qui forment les plus anciens comtes de lEtat de New-York, na point change: Suffolk est reste Suffolk. La population de ce comte descend des puritains anglais qui vinrent coloniser lAmerique. Ajoutons que Suffolk na quun port de mer, quoiquil offre un developpement de cotes plus etendu que tout le reste de lEtat de New-York. Et ce port nest pas un port de commerce general, car on le voit rempli de vaisseaux baleiniers, et la peche a la baleine, ce dur et viril metier, est la profession de ses habitants. Il est aussi necessaire quun vaisseau baleinier ait de lesprit de corps quun regiment ou un vaisseau de guerre. Or, cet, esprit existe dans tous les ports ou lon soccupe specialement de la peche a la baleine. Ainsi, vers lannee 1820, epoque ou commence cette histoire, il ny avait pas a Sag-Harbour, un individu voue a cette profession, qui ne fut connu, non-seulement de tous ses compagnons de dangers, mais de toutes les femmes et de toutes les filles de lendroit. Un port baleinier, quon nous permette cette expression, nest rien sans une population baleiniere, et New-York na reussi que bien rarement dans des entreprises de peche a la baleine, quoiquon se fut adresse a des ports baleiniers pour y chercher des officiers capables de commander ces expeditions. Dans tout succes il y a la partie morale, et lorsquune peche heureuse se fait sentir, quon souffre ce mot, dans toutes les fibres de linteret local il y a pour le hardi et intrepide harponneur, pour ladversaire et le vainqueur des monstres marins de la popularite, de la gloire, de lenthousiasme, et meme de doux sourires.